Pentecôte, la venue du Saint-Esprit (4)

Troisième partie : Le Saint-Esprit agit dans l’Église naissante.

Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes. Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenait leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés.

Actes 2.41/47

Les disciples de Jésus ont maintenant inauguré une nouvelle ère de l’histoire, celle de l’Église. Ils sont désormais armés de puissance et équipés pour le service. Ils vont immédiatement bénéficier de ce don merveilleux et en expérimenter l’efficacité.

Les apôtres remplis de courage

Ils étaient terrés dans leur chambre haute. Leur maître les avait quittés, ils étaient donc livrés à eux-mêmes, seuls dans cette ville hostile. Ils n’osaient pas se montrer à l’extérieur. C’était la fête de la Pentecôte, les juifs orthodoxes venus de tout l’Empire romain, c’est-à-dire du monde entier, se rassemblaient à Jérusalem. Ce n’était vraiment pas le jour de parler de Jésus sur la voie publique. Mieux valait se montrer discrets.

Et pourtant, le bruit du vent, la lumière du feu, et ces cent vingt hommes qui prophétisaient en diverses langues ne pouvaient pas passer inaperçus. Les visiteurs qui passaient levaient les yeux vers le refuge des disciples : « Qu’est-ce qui se passe là-haut » ?

Inutile alors de continuer à se cacher et à vouloir se taire : les disciples ont été découverts. Tout le monde a entendu le message, certains l’ont décrypté, tous ont réagi :

« Ils sont complètement pafs !

– Mais alors, comment se fait-il que des gens du pays puissent ainsi louer l’Éternel dans notre propre langue, avec une prononciation impeccable et sans aucune faute de grammaire ? »

Pierre n’a rien perdu de ces remarques, il saisit l’occasion pour prendre la parole. Lui, Pierre, certainement le plus peureux de tous, celui qui s’est « dégonflé » en face d’une servante. Il aurait plus que jamais de bonnes raisons d’avoir peur. Rempli de la force et du courage que donne le Saint-Esprit, le voilà lancé :

Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : « Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. »

Vs 14 et 15

Avec quelle assurance et quelle clarté Pierre annonce en un premier sermon le message complet du salut, et l’apôtre Paul pourra écrire plus tard avec raison :

Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse. N’aie donc point honte du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son prisonnier. Mais souffre avec moi pour l’Évangile, par la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps éternels, et qui a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile.

2 Timothée 1.7/10

Et encore :

Car je n’ai point honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec.

Romains 1.16

Regain d’intérêt pour la parole de Dieu

La prédication de Pierre a remporté un succès remarquable auprès de ses auditeurs : trois mille personnes ont accepté de donner leur cœur à Jésus et se sont fait baptiser. La venue du Saint-Esprit a provoqué le plus grand réveil de l’histoire. Immédiatement, les nouveaux convertis prennent la résolution de s’attacher à la parole de Dieu et de se laisser enseigner. Plus encore que la liste impressionnante des nouveaux baptisés, le retour à la parole de Dieu caractérise tout véritable réveil : souvenons-nous de l’expérience de Josias. Je ne crois plus aux réveils qui se manifestent uniquement par des expériences inédites. Je me méfie des prédicateurs qui montent en chaire sans leur Bible (je ne parle pas de ceux qui l’ont sur leur tablette). J’espère voir un réveil en France avant le retour du Seigneur. Alors nous verrons se réaliser les paroles de notre cher poète Victor Hugo : « Ensemencez les villages d’évangiles : une bible par cabane… »

Communion fraternelle

À cette époque, il n’y avait pas encore de bâtiment consacré qu’on appelait une église, avec e minuscule. Les chrétiens de Jérusalem se réunissaient soit dans la cour du temple, tant qu’ils en avaient la possibilité, aussi bien que dans les maisons. Je ne crois pas que nous devions pour autant enseigner qu’il n’est pas bon pour l’église locale d’avoir un bâtiment. De nos jours, dans notre pays, il nous paraît préférable d’avoir une « vitrine » pour être plus visibles aux yeux du monde. Mais sur le plan biblique, cela n’a pas d’importance. Nous découvrons que la cène n’était pas distribuée seulement une fois par semaine, ni une fois par mois, ni une fois par an, mais tous les jours. Le premier jour de la semaine, le dimanche, est celui de la résurrection. Ces deux mots sont d’ailleurs homonymes en russe. Actes 20.7 nous laisse penser que l’Église a pris très tôt l’habitude de célébrer un culte particulier en ce jour. Toujours est-il que la parole de Dieu ne donne pas d’obligation concernant le jour où les chrétiens doivent se réunir. Aujourd’hui, certaines églises organisent deux cultes, un le samedi soir et l’autre le dimanche matin, voire un seul culte le samedi soir, pour des questions d’ordre pratique : le boulanger travaille le dimanche matin.

Tel fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu ; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.

Romains 14.5/6

Ce qui est important, c’est que les chrétiens vivent ensemble, partagent le pain ensemble, prient ensemble, louent ensemble, chantent ensemble, étudient la Bible ensemble, et ceci malgré leurs divergences, leurs caractères parfois difficilement conciliables, leurs différences sociales, culturelles ou ethniques.

Les apôtres accomplissaient des miracles

Le plus beau réveil de l’histoire est accompagné de miracles. Est-ce que le temps des miracles est passé ? Devons-nous croire que le Saint-Esprit nous a laissé pour compte si nous ne vivons pas le miracle au quotidien ? Il est difficile de répondre à ces questions en quelques mots. Je pourrais tout résumer ainsi : notre Dieu est le Dieu des miracles, mais il ne se donne pas en spectacle.

Une action sociale de l’Église

Les croyants issus de ce réveil étaient extrêmement sensibles aux besoins matériels de leurs prochains, et ils réalisaient aussi la vanité et le superflu des richesses d’en bas. Spontanément, ceux qui avaient deux maisons en vendaient une pour en distribuer le produit aux pauvres. Il est curieux de constater qu’il y a quelques petites décennies encore, beaucoup d’églises se considéraient comme trop spirituelles pour participer à la vie sociale. On affectait un certain mépris vis-à-vis de l’Armée du Salut, qui distribue de la soupe aux pauvres : « Nous, on distribue la parole de Dieu ! » Heureusement, les mentalités ont commencé à changer. Engagement social et engagement spirituel ne sont pas incompatibles. Ce n’est pas parce que je fais de bonnes œuvres que je suis sauvé, c’est parce que je suis sauvé que je fais de bonnes œuvres.

Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l’un d’entre vous leur dise : « Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! » et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?

Jacques 2.15/16

Une Église en pleine croissance

Et bien entendu, l’Église progressait numériquement. Le Seigneur ajoute chaque jour des âmes nouvelles aux trois mille chrétiens qui, en un seul jour, ont formé la première église locale. C’étaient d’abord des Juifs, ou bien des prosélytes : des non-juifs convertis au judaïsme. La communauté locale commençait à prendre ses aises à Jérusalem. Il aura fallu une persécution pour qu’elle se décide à essaimer. Ensuite, il aura fallu une intervention surnaturelle du Saint-Esprit pour que les chrétiens répondent à l’ordre de Jésus : « Faites de toutes les nations des disciples. »

Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens. Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu. Alors Pierre dit : « Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous ? » Et il ordonna qu’ils fussent baptisés au nom du Seigneur. Sur quoi ils le prièrent de rester quelques jours auprès d’eux.

Actes 10.44/48

Je vous propose maintenant de conclure en nous résumant sur ces trois points :

  1. Le plus grand réveil de l’Église n’aurait pu se réaliser sans l’action du Saint-Esprit.
  2. Les églises qui ne font plus confiance au Saint-Esprit et à la parole de Dieu sont appelées à décliner et à périr.
  3. N’attendons pas du Saint-Esprit des actions qui flattent notre désir de manifestations surnaturelles, mais demandons-lui la plus extraordinaire des manifestations, celle de transformer les vies.

Jésus revient bientôt. Soyons prêts.

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© 2021 Lilianof

Publié par Lilianof

J’avais quatorze ans lorsque m’est venu le désir de devenir écrivain. Mais après l’adolescence, j’ai décidé de ne plus écrire. Ce n’est qu’après trente ans de silence que m’est venue l’idée d’une très courte comédie : « Un drôle d’héritage ». C’était reparti ! Après avoir été facteur dans l’Eure-et-Loir, je suis installé, depuis 2013, à Vieux-Condé, où je retrouve mes racines, étant petit-fils de mineur. La Bible et Molière sont mes livres de chevet.

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