Dimitri Plogrov – Prologue

PROLOGUE

Apocalypse – chapitre 1

JEAN
Que la grâce et la paix vous soient à tous données,
Anges des sept églises au Maître destinées.
De par celui qui est, qui était et qui vient,
De par les sept esprits devant le trône sien,
Et de par Jésus-Christ, le témoin, le fidèle,
Premier parmi les morts, des princes le modèle.
À celui qui nous aime et nous a délivrés
Par son précieux sang de nos nombreux péchés,
Celui qui fait de nous pour la gloire du Père,
Un royaume sacré, des prêtres la lumière.
À son nom soient la gloire, la puissance et l’honneur,
Jusqu’à la fin des siècles, Amen.

                                                C’est le Seigneur.
Tous les yeux le verront debout sur les nuées,
Chacun reconnaîtra ses larges mains percées,
De l’infâme couronne la marque sur son front.
Et ceux qui l’ont cloué tous se lamenteront.
Amen.

            « Je suis l’Alpha par lequel tout commence
Et je suis l’Oméga, jour de la délivrance.
Je fus, je suis, je viens ; je suis le Tout-puissant. »

Moi, Jean, le serviteur, témoin persévérant,
Exilé sur Patmos héraut de la Parole
Et proclamant Jésus, résistant aux idoles.
Les flots sont mes murailles, les rochers mon abri ;
Je fus ravi le Jour du Seigneur, en esprit.
J’entendis résonner l’angélique trompette,
Une voix de tonnerre au-dessus de ma tête.
« Écris, me dit un ange, aux sept communautés. »
Je vis sept chandeliers brillant de pureté,
Au milieu des flambeaux parut le Fils de l’homme :
Le Fils du Dieu vivant, c’est ainsi qu’on le nomme,
Portant ceinture d’or ; ses cheveux étaient blancs
Comme blanche est la laine ; ses yeux étaient brûlants.
De l’ardeur du soleil on aurait dit la flamme,
Consumant toutes chairs et réchauffant les âmes.
Ses pieds semblaient d’airain que l’on fond dans le feu.
Sa voix comme les eaux : c’était la voix de Dieu.
Dans sa main sept étoiles, dans sa bouche une épée.
D’une extrême terreur mon âme fut frappée.
Il me dit : « Ne crains point. » – Je tombai comme mort –
« Car je suis le premier et le dernier encor.
Je sortis du tombeau, de la fange mortelle ;
Je suis ressuscité, la gloire est éternelle.
De ton calame écris sur un blanc parchemin
Ce qui était hier, ce qui sera demain ».

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© 2021 Lilianof

Publié par Lilianof

J’avais quatorze ans lorsque m’est venu le désir de devenir écrivain. Mais après l’adolescence, j’ai décidé de ne plus écrire. Ce n’est qu’après trente ans de silence que m’est venue l’idée d’une très courte comédie : « Un drôle d’héritage ». C’était reparti ! Après avoir été facteur dans l’Eure-et-Loir, je suis installé, depuis 2013, à Vieux-Condé, où je retrouve mes racines, étant petit-fils de mineur. La Bible et Molière sont mes livres de chevet.

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