Un projet d’écriture

J’ai un nouveau projet littéraire en route. Il s’agit d’un drame lyrique en dix tableaux inspiré d’une nouvelle de Pouchkine.

En principe, je ne fais jamais de plan. Si j’attends d’avoir un plan avant de commencer, je ne commencerai jamais.

En attendant qu’il soit achevé, voici le résumé de Bourane :

I.                Prologue – 1811 – Nenardovo – Réception chez Gavril

Un bal est organisé. Parmi les invités, le jeune Pouchkine et ses parents. L’enfant, mal servi par son physique, attire l’admiration de l’assistance par son intelligence hors du commun, cependant, il manifeste déjà son intérêt pour le jeu qui plus tard deviendra une addiction.

Gavril s’inquiète pour Macha qui n’est pas rentrée alors que la tempête se lève. Elle rentre enfin, transie, attirant la convoitise de quelques convives éméchés. Elle se réchauffe près du feu.

Un jeune militaire, Vladimir, lui aussi surpris par la tempête ; demande l’hospitalité. Il se réchauffe à côté de Macha. Une romance silencieuse commence.

II.              Chez Gavril, le jardin

Macha et Vladimir ont commencé une relation amoureuse. Vladimir s’est décidé à demander à son père la main de Macha. Celui-ci refuse, sous prétexte que Vladimir n’est qu’enseigne et que sa fille mérite au moins un colonel.

Les jeunes gens décident de se marier en secret dans le village voisin, à Jadrino.

III.            La chambre de Macha

Macha s’est retirée dans sa chambre, prétextant un mal de tête. Elle est prête à partir. Elle écrit à ses parents. Elle a fait un cauchemar qu’elle considère comme un mauvais présage. Le bourane, une tempête dangereuse se prépare. Olia, la servante, lui conseille de reporter son projet, mais Tériochka, le cocher, vient la chercher.

IV.           La campagne, entre Nenardovo et Jadrino. Tempête.

En pleine tempête, Vladimir est complètement égaré. Il parvient à une isba où un homme accepte de le conduire à Jadrino.

V.             L’église de Jadrino. La nuit.

Macha et le pope attendent depuis longtemps. Elle s’apprête à partir quand un jeune voyageur entre dans l’église. Le pope le prenant pour Vladimir les marie. Le voyageur se prête au jeu. Macha s’aperçoit trop tard de la supercherie. Elle s’enfuit.

Quand Vladimir arrive enfin, Macha est déjà mariée à un inconnu.

VI.           1812 – La bataille de Borodino

Vladimir est placé sous les ordres du colonel Bourmine. Il confie à son chef son désespoir amoureux. Les parents de Macha, ignorant la situation, essaient en vain de sauver leur mariage.

La bataille fait rage. Vladimir se fait tuer pour protéger son chef. L’armée russe recule. Napoléon, assisté des maréchaux Ney et Davout, investit la place.

VII.         Moscou, le palais Rostopchine

Bourmine, maintenant aux ordres de Rostopchine vient faire son rapport. Il fait la connaissance d’une petite peste de 13 ans, Sofia, la future comtesse de Ségur.

Moscou commence à brûler.

VIII.       1816 – Chez Gavril, décor du premier tableau.

Une réception. Macha est courtisée par plusieurs prétendants, mais aucun ne lui convient. C’est alors que lui est présenté un ancien combattant de Borodino. C’est Bourmine. Ils s’intéressent l’un à l’autre.

IX.            Décor du deuxième tableau.

Bourmine et Macha sont devenus amoureux. Bourmine devrait la demander en mariage, mais ils ont tous deux un secret qui fait obstacle à cette union. Bourmine se décide enfin à lui avouer la vérité. Il est déjà marié avec une inconnue. Il raconte son aventure, une nuit de tempête, à l’église de Jadrino.

« C’était donc vous ! répondit Macha. Vous ne me reconnaissez pas ? »

X.              Épilogue – 1836 – Décor du premier tableau.

Comme au premier tableau, Gavril et Praskovia, Bourmine et Macha, organisent un bal. On retrouve les mêmes invités.

Complexé par sa petite taille, Pouchkine se tient à distance de sa femme Natalia. Couvert de dettes de jeu, il mise le manuscrit d’Eugène Oniéguine ; heureusement, pour une fois, il gagne.

Natalia est sensible aux avances de son beau-frère, Georges d’Anthès. Des rumeurs d’adultère commencent à circuler. L’affrontement entre les deux hommes sera bientôt inévitable.

Publié par Lilianof

J’avais quatorze ans lorsque m’est venu le désir de devenir écrivain. Mais après l’adolescence, j’ai décidé de ne plus écrire. Ce n’est qu’après trente ans de silence que m’est venue l’idée d’une très courte comédie : « Un drôle d’héritage ». C’était reparti ! Après avoir été facteur dans l’Eure-et-Loir, je suis installé, depuis 2013, à Vieux-Condé, où je retrouve mes racines, étant petit-fils de mineur. La Bible et Molière sont mes livres de chevet.

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